actualités

23.04.2014

Plus de consultations en clinique

Depuis début 2014 je ne consulte plus en clinique. Je continue ma trajéctoire à l'université comme enseignant et chercheur en épidémiologie  … suite 

23.01.2013

Réduction des consultations

Dés le 1.1.2013 j'ai réduit mon activité clinique et je travaille dorénavant aussi au Veterinary Public Health Institute de l'Université de Berne. Les consultations pour exotiques n'auront lieu plus que le lundi à Fribourg  … suite 

10.09.2012

Cours sur la détention et les soins

Depuis 2011 j'enseigne pour l'association des établissements zoologiques Suisses à Lausanne. Cette année je participe également à la formation des gardiens d'animaux à l'école professionnelle EPSIC à Lausanne.  … suite 

08.05.2012

Communication intuitive: émission de la RSR 1ère

C’est un sujet qui énerve, qui fâche, qui surprend, qui fait sourire, qui provoque du mépris et pourtant il allège souvent notre quotidien parfois bien pesant. Il s’agit de la communication animale.  … suite 

22.08.2011

Marché-Concours

Visite au Marché-Concours à Saignelégier avec le Journal du Dimanche: Monsieur Vétérinaire (RSR 1ère)  … suite 

aigle

Conseils sur l‘entretien et les soins d’animaux

Lorsqu'on s'occupe d'animaux, tôt ou tard, il faut réfléchir à où et comment on veut héberger ces nouveaux protégés. Une nutrition et une occupation conformes aux besoins de l'espèce font partie des nécessités fondamentales. Il est important pour moi de vous soutenir dans vos efforts pour prévenir les maladies et de vous permettre de vous occuper de vos animaux de manière optimale pour eux et pour vous. Je m'engage à vous informer et conseiller sur la détention, l'occupation et la nutrition de vos animaux.

Des maladies infectieuses peuvent être transmises d'un enclos à un autre par le gardien d'animaux, mais aussi par l'intermédiaire d'animaux nuisibles comme les souris, rats ou cafards. En tant que détenteur d'animaux vous avez également le risque de vous infecter avec des maladies zoonotiques. Il est donc important de s'informer au sujet des agents contagieux, d'établir des séquences de travail hygiéniques et, dans le cas d'exploitations plus importantes, d'imposer des séquences de travail standardisées (standardised operating procedures, SOP).

Il vaut la peine de bien réfléchir avant de débuter un élevage avec vos animaux. Non seulement ceci est une entreprise coûteuse, mais aussi, ce qui va de soi dans la nature n'est pas évident en captivité. Mis à part les besoins spécifiques des animaux portants, il faut évaluer les aspects génétiques, l'élevage et le futur de la progéniture etc. Pour vous faciliter l'accès aux informations nécessaires, je vous propose mes conseils en élevage.

Détention

Une détention adaptée à l'espèce simule la niche écologique dans laquelle cette espèce a évolué. Les facteurs les plus importants à prendre en considération sont différents selon l'espèce. Par exemple, la température ambiante est cruciale pour un animal ectotherme comme un poisson ou un reptile mais l'est moins pour un oiseau ou un mammifère qui règlent leur température indépendamment de leur environnement. D'autres paramètres à considérer sont l'humidité, la lumière, les ondes UV, l'eau, l'épuration de l'eau, l'aération etc. L'ensemble de tous les facteurs garanti le bien-être de l'animal.

En planifiant une détention il est important de penser aux travaux quotidiens à effectuer par le détenteur. On peut s'épargner beaucoup d'ennuis en planifiant diverses activités comme le nettoyage, la quarantaine, la désinfection etc. Ceci est valable autant pour les terrariums que pour les aquariums, volières ou enclos extérieurs. Il est surtout important de réfléchir comment gérer une maladie infectieuse, le cas échéant, ou comment séparer un animal malade sans devoir l'isoler complètement de son unité sociale.

Occupation

Le bien-être psychique n'est pas uniquement dépendant des conditions physiques de l'environnement. En détention, les animaux doivent être occupés durant le temps qu'ils passeraient dans la nature à chercher leur nourriture ou pour leur comportement social. Leur environnement en captivité doit stimuler leurs cinq sens et leur esprit. Le terme "environmental enrichment" est utilisé dans la littérature spécialisée, ce qui signifie "l'enrichissement environnemental". L'environnement d'un animal en captivité peut être enrichi par le substrat, des branches et des plantes mais aussi avec la variation des modes d'alimentation, de la détention en groupe, des jouets, du dressage, entraînement ou de l'élevage.

Il est impératif que la détention et l'occupation d'un animal s'orientent toujours par rapport à la nature de l'espèce et qu'elles ne violent pas les besoins fondamentaux.

NB: Pensez aussi, que la loi vous oblige à garantir le bien-être physique et psychique de votre animal! En Suisse et dans l'union européenne il existe des exigences minimales, que vous devez satisfaire. D'un point de vue éthique et scientifique, il est par contre souhaitable que la détention de votre animal dépasse ces exigences et s'approche plus de son habitat naturel.

Nutrition

La nutrition commence avec le stockage correct des denrées alimentaires. Du foin, par exemple perd tout son contenu en vitamine C en 6 mois seulement. Après ce délai, le foin est donc inadéquat pour des cochons d'Inde qui sont dépendant d'une source alimentaire de cette vitamine. Beaucoup de vitamines sont sensibles à la lumière ou s'oxydent à l'air. Des récipients bien scellés empêchent aussi que des animaux nuisibles puissent s'en servir ou les contaminer. Il est donc indispensable de stocker les nourritures proprement et correctement.

Il y a trois modes de nutrition fondamentaux: herbivore, omnivore et carnivore. Bien sur il y a beaucoup de nuances entre ces extrêmes. Si l'alimentation ne correspond pas à l'offre naturelle de l'espèce en question, le risque d'une maladie de carence ou d'excès est très grand. Le climat et les conditions de détention ont également une influence et il faut aussi s'orienter selon les besoins de l'individu. Ainsi, des animaux en croissance ont besoin d'une quantité adaptée de protéines et de calcium, des animaux de haute performance de plus d'énergie, et des animaux âgés plutôt de moins de nourriture. La composition d'un plan nutritionel n'est pas facile du tout et exige de la circonspection.

Les aliments devraient toujours être frais et propres. Pour prévenir des maladies due à des pathogènes de pourriture ou infectieux, une préparation hygiénique de la nourriture est impérative. La nourriture peut aussi être occupation! La préparation ne doit donc pas nécessairement être confortable pour votre protégé, mais il doit pouvoir se nourrir suffisamment et de manière équilibrée.

De l'eau devrait toujours être à la disposition de chaque animal. Il faut veiller à ce que l'animal le plus faible dans le groupe puisse aussi accéder à de l'eau propre. Des mares pour les bains ne sont pas un substitut pour un abreuvoir! L'eau que les animaux boivent devrait avoir la qualité de l'eau potable.

Séquences de travail et contrôle des animaux nuisibles

Les microorganismes qui peuvent causer des maladies sont ubiquitaires, et dans la majorité des cas ils ne présentent pas de problème. Une quarantaine empêche l'introduction de pathogènes par des animaux nouvellement arrivés. Néanmoins, il est inévitable qu'il y ait des maladies infectieuses dans une exploitation. Il est donc important de prévenir la transmission accidentelle de pathogènes d'un enclos à un autre. Celle-ci se fait généralement par l'intermédiaire d'objets, des chaussures du détenteur ou d'animaux nuisibles. Certains animaux sont porteurs inapparents de pathogènes nocifs pour l'homme (zoonoses). Que se soient les salmonelles chez les reptiles out les lyssavirus chez les chauves-souris - pour chaque cas il faut gérer le risque de manière raisonnable. Les séquences de travail quotidiennes devraient être conçu de façon à ce qu'elles minimisent le risque pour les animaux et l'homme tout en permettant un travail ergonomique et économique. Ces concepts sont différents selon le type de détention et les conditions locales, et cela vaut la peine de les intégrer dans la planification d'une nouvelle détention. Dans des exploitations plus importantes il est conseillé d'établir des séquences de travail standardisées (standard operating procedures, SOP) et de les surveiller avec un protocole HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point).

Le contrôle d'animaux nuisibles est un défi surtout dans des exploitations plus grandes. Les mesures architecturales sont alors primordiales, ainsi que les dispositions apparemment banales comme la fermeture des portes et les séquences de travail qui peuvent prévenir empêcher l'introduction accidentelle des animaux nuisibles. Si leur population croît trop, il faut prendre d'autres mesures. A ce moment, des organismes auxiliaires, des répulsifs ou des poisons peuvent être utilisés. II est important de connaître leur principe d'action surtout dans le cas des produits synthétiques pour déterminer s'ils peuvent être utilisé sans nuire aux habitants principaux de l'installation.

Elevage

L'élevage d'animaux en captivité empêche la sélection naturelle et le libre choix du partenaire ce qui a des conséquences pour les générations qui suivent. Beaucoup de zoos et collections aspirent à sauvegarder la biodiversité. A mon avis, l'ambition de maintenir une diversité génétique à l'aide de marqueurs est illusoire et il faut se rendre compte que le meilleur élevage se fait dans la niche écologique naturelle des animaux. Et non pas par le biais d'une technologie analytique. L'élevage en captivité sert donc en première ligne à occuper les parents et le détenteur. Il faut aussi réfléchir à ce qui va se passer avec la progéniture. Dans de nombreux cas, il n'est pas facile de placer des jeunes animaux exotiques dans des conditions de détention adéquates.

L'élevage adapté de juvéniles exige une grande compétence, beaucoup d'efforts de la part du détenteur et implique des frais importants. Les animaux parents et juvéniles ont des exigences spécifiques au niveau du climat, de l'ameublement et de la taille de l'installation, de la nourriture et du comportement de la part du détenteur. Ainsi, un projet d'élevage ne devrait pas être pris à la légère et demande une bonne préparation.

 

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